Comment la Palestine fût inventée.

Une députée mouche les élus arabes de la Knesset

Au cours d’un débat à la Knesset portant sur la solution à deux Etats hier mercredi, la député (Likoud) Anat Berko a surpris son auditoire lorsqu’elle a développé son propos sur l’avènement récent d’un peuple palestinien. Cette élue qui est aussi conférencière au Centre interdisciplinaire d’Herzliya et à l’Université George Washington aux Etats-Unis, s’est posée la question de savoir comment un peuple peut se donner un nom avec une lettre qui ne figure pas dans son propre alphabet.

Dans la vidéo ci-dessous, Anat Berko interpellée dans son discours par les députés arabes rétorque, « A propos de la Palestine, comme nous l’avons dit, il n’y a pas de lettre « P » en arabe, ce terme générique mérite soi un débat. Oui, il n’y a pas de « P », répète la députée à l’adresse de ses contradicteurs puis leur lance « pa, pa, pa ».
En arabe il n’y a pas une lettre équivalente à la lettre « P » (comme dans Paul) ni à la lettre G (comme dans Garage). Mais certaines langues qui utilisent l’alphabet arabe comme (Urdu ou bien le farrisi) mettent trois points sous la lettre Ba qui sera prononcé comme P (dans Paul) et la lettre jeem qui sera prononcée comme la lettre G (dans garage).

Humiliés et ne sachant trop quoi dire, les députés arabes quitte la salle. Anat Berko détaillera dans les couloirs de la Knesset aux journalistes que « n’importe quel chercheur débutant s’interrogera sur le fait qu’un peuple qui prétend avoir des droits historiques sur une terre et ne peut expliquer comment son nom et le nom de ce pays ne figure même pas dans son abécédaire, manque de crédibilité ». La député a encore précisé que pour autant, elle ne niait pas le fait que les Palestiniens étaient désormais une réalité. « Personne n’a dit qu’ils n’existaient pas », s’est-elle expliquée ce matin (jeudi) sur les ondes de Galei Tsahal
Le terme « Palestine » qui désigne la région de la Judée, provient des Romains qui renommèrent ce territoire de Provincia Judea en Syria Palæstina en 135, après la révolte de Bar Kokhba vaincue par l’empereur Hadrien, ce afin d’annihiler toute trace de vie juive au sein de cette partie du monde. Ce nom renvoie à celui d’un peuple dont la Bible place la capitale à Gaza, ayant dominé la région jusqu’à la conquête assyrienne de Teglath-Phalasar III, les Philistins. Par la même occasion, Jérusalem est rebaptisée Ælia Capitolina. L’usage géographique du terme désignait des territoires à l’ouest et à l’est du Jourdain. Les Romains désignèrent la région sous le nom de Palaestina prima au sud et de Palaestina secunda au nord. Durant l’époque des croisades, elle fut appelée « Terre sainte » par les croisés. Les Empires mamelouk et ottoman n’utilisaient le nom « Palestine » sous aucune forme, mais après la Première Guerre mondiale, les principales puissances alliées ont appliqué le nom au territoire du foyer national juif (San Remo, 1920) sous mandat britannique.

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