Pentecôte ! Quand l’écho de la Parole devient murmure au fond du cœur.

CHAVOUOT ! Quand l’écho de la Parole devient murmure au fond du cœur.

Souviens-toi du jour où tu t’es présenté devant l’Éternel, ton Dieu, à Horeb, lorsque l’Éternel m’a dit : « Rassemble le peuple auprès de moi ! Je veux leur faire entendre mes paroles, afin qu’ils apprennent à me craindre tout le temps qu’ils vivront sur la terre et qu’ils les enseignent à leurs enfants. »

Deutéronome 4.10

Chavouot (Pencôte) est, selon la tradition, le jour anniversaire où la Torah a été transmise au peuple d’Israël. Pour être plus précis, c’est l’instant où Dieu a fait littéralement « entendre » sa parole aux oreilles du peuple. Les circonstances étaient alors si extraordinaires et si impressionnantes que le peuple n’a pu le supporter. Moïse devint alors formellement le porte-parole de Dieu, son intermédiaire vis-à-vis du peuple. La voix de Dieu ne résonnera plus ainsi dans le ciel pour être « entendue » par tout le peuple.
Par la suite, Moïse va communiquer à Israël un grand nombre d’ordonnances et de prescriptions que les israélites devront retenir et transmettre à leurs enfants.
Mais dans le cas présent, Dieu demande étrangement au peuple de se souvenir de la toute « première » fois où ils ont entendu la parole divine, de cette première fois où le peuple a reconnu cette voix venue du ciel comme étant celle de Dieu et de nul autre.

Au tout début de son ministère sur la terre, Yéchoua’ a été vu et entendu de ses disciples. Ils l’ont même touché comme le commun des mortels. Mais au-delà des paroles et des mots sortis de la bouche du Seigneur, il a fallu un moment unique où la voix de Dieu s’est fait entendre du ciel pour déclarer devant tout le peuple : celui-ci est mon fils bien-aimé ! (Luc 3.22) Assurément, ce signe venu du ciel était la marque que Yéchoua’ ne parlait pas de sa propre autorité, mais que Dieu lui-même rendait témoignage à son fils qu’il était vraiment le Messie, l’envoyé de Dieu, le Fils de Dieu.

Cette année-là, après la mort, puis la résurrection inattendue de Yéchoua’, la tension restait palpable. Chacun était retourné à son champ ou ses moutons avec plus de questions et de doutes qu’auparavant. Tous égrenaient les jours dans l’attente de la fête des semaines qui vient clore le cycle pascal. Comme il se devait, la foule se réunit à Jérusalem le jour de Chavouot. C’est alors qu’un « bruit », comme un vent impétueux venu des cieux descendit et remplit le lieu où les disciples se trouvaient. Des langues de feu se posèrent sur eux. Ils furent remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues. À la suite de cette manifestation « sonore » venue du ciel, la foule accourut de partout. Cette multitude était composée d’hommes issus de toutes les nations. Tous furent étonnés de comprendre le langage de ceux qui leur parlaient (Actes 2). Là encore, ils avaient été les témoins d’un signe incontestable venu du ciel.

Et maintenant, qu’allaient-ils faire ?

Il y en a beaucoup parmi nos contemporains qui lisent la Bible comme s’il s’agissait d’un livre de belles histoires ou encore de grande sagesse humaine. Or la puissance de la Parole de Dieu ne devient véritablement crédible au milieu des hommes que lorsque nous la reconnaissons comme cette parole transmise du ciel même, de celui qui une toute « première » fois l’a fait entendre du haut des cieux, du milieu de la nuée.
Bien des religions possèdent des écrits plus ou moins remarquables. Mais qui peut affirmer avec force qu’il y a eu au moins une fois où cette « parole divine » s’est fait entendre à tout un peuple, à toute une foule, comme ce fut le cas pour Israël du haut de la montagne d’Horeb, ou pour cette foule rassemblée autour de Yéchoua’ (lors de son baptême), ou encore lors de cette fête de Chavouot à Jérusalem il y a 2000 ans ?

Cette « parole » entendue il y a bien longtemps nous a été léguée précieusement et c’est par elle que nous connaissons Dieu tel qu’il est encore et non tel qu’il fut.
Nos oreilles n’ont sans doute rien perçu d’audible, mais le Saint-Esprit ne nous a pas laissés sans des signes crédibles au moment où ils étaient nécessaires.
Aujourd’hui, le plus souvent, nous croyons sans avoir vu et sans avoir entendu quoi que ce soit. Et pourtant, cette parole est agissante en nous-mêmes par la puissance de Dieu. Le témoignage de ceux qui l’ont entendu en leur temps résonne encore jusqu’à nous et nous croyons que leur témoignage est véritable.

Au moment où j’écris ces lignes, des commémorations ont lieu à la mémoire de ceux qui ont débarqué en Normandie il y a 75 ans. Il reste aujourd’hui moins de 500 témoins vivants de cet évènement majeur de la Seconde Guerre mondiale. Il est probable que d’ici peu d’années, ces hommes auront disparu. Dans quelques générations, les vestiges de cette bataille auront eux aussi perdu de leur relief. Qui sait ce qui restera encore en écho du bruit des canons et des chars dans 100 ou 200 ans ?

Il fut un temps où entendre la voix de Dieu du haut du ciel suscitait la crainte. Il y a 2000 ans, Dieu a parlé aux hommes de vive voix par le Messie Yéchoua’. Peu après, à Chavouot, Dieu a choisi de « parler » par un vent, un murmure dans les cœurs des hommes. Et quoi de plus agréable que d’entendre Dieu faire résonner sa Parole par son Esprit au plus profond de notre intimité ?

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende !

Guy ATHIA
beitsarshalomfrance@gmail.com

 

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