Corona Virus 450 morts en 1 mois // Famine 25 000 morts de faim par jour !

25 000 morts de faim par jour

famine

D’un côté, une boule de mil par jour, les bons jours… De l’autre, un gaspillage qui témoigne de la folie des marchés où les lois du profit ne profitent qu’aux nantis pris dans l’engrenage des richesses caloriques.

Entre les deux, mille paradoxes douloureux que les gouvernements, le Fonds Monétaire International ou la Banque Mondiale, comme toutes les organisations de régulation, ne savent arbitrer. Comme si l’histoire suivait la courbe exponentielle de l’inutile.

On vous en parle souvent de cette misère du monde. Eh bien, on va en remettre une couche à la faveur de la sortie en librairie d’un ouvrage qui secoue les consciences (1).

L’intellectuel argentin Martin Caparros y écrit l’histoire de la planète et de la vie humaine en suivant le fil conducteur de l’alimentation : la guerre pour manger, le voyage pour aller cueillir plus loin, le feu et l’invention de la cuisine, la politique pour organiser les repas…

Il interpelle le monde sur un fléau qui tue plus dans l’histoire de l’humanité que les pires épidémies de peste ou de choléra. La faim est l’arme de destruction massive la plus terrible qui ait jamais soumis les hommes.

« L’agriculture mondiale pourrait nourrir sans problème 12 milliards d’êtres humains. Mais toutes les cinq secondes un enfant meurt de faim». On meurt à tout âge, alors arrondissons : 25 000 êtres humains meurent defaim chaque jour.

Martin Caparros tient la chronique de l’absurde qui se confond avec notre histoire : certains mangent et d’autres pas. L’invention du pain est emblématique de l’humanité. Homère dans l’Illiade et l’Odyssée parle des « mangeurs de pain » pour désigner les hommes. Ceux qui ne mangent pas ne deviendront jamais des hommes ! Leur cerveau n’en aura pas le temps. Pas le temps de se forger une idée de la liberté, de la justice et de l’égalité. Pas le temps de rêver. Pas le temps de créer.

Les enjeux sont connus et les pays des Nord ont engagé des coopérations avec les pays des Sud. Mais aujourd’hui, les promesses d’aide au développement ne sont pas tenues, le dérèglement climatique provoque de nouvelles migrations qui s’ajoutent à celles provoquées par les guerres. Et l’on crie encore et toujours famine. « Comment serait un monde dont on n’aurait pas honte ? »

Le temps de lire cet article, combien de personnes sont-elles mortes de faim? Le calcul est horrible. « Comment parvenons-nous à vivre en sachant que ces choses-là arrivent ? »

Et ce n’est pas un phénomène des seuls lointains ailleurs : la faim frappe aussi aux portes d’ici. C’était hier le trentième anniversaire de l’appel de Coluche pour les Restos du coeur.

(1) La faim. Martin Caparros. Buchet-Chastel. 780 pages. 26 €.

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