Il ne pourront plus acheter ni vendre sans prendre la marque de Facebook ?

 

Apocalypse 13
16Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, 17et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.

voir aussi l’article

https://actubible.wordpress.com/2019/06/19/disparition-de-largent-liquide-et-pucage-de-masse-vers-la-dictature-integrale/

 

La création d’une future banque en ligne basée sur une nouvelle crypto-monnaie, pourrait être un premier pas vers le système bancaire mondial qui contourne les états et suppriment à ceux-ci leur autorité et leur indépendance.

 

Voici un article paru dans Libération :

Libra : pour Facebook, un nouveau moyen de mieux connaître ses «amis»

Par Christophe Alix
Photo Lionel Bonaventure. AFP

Avec le libra, le groupe entend poursuivre sa croissance, asseoir sa puissance face aux Etats et diversifier ses sources de revenus. Tout en démocratisant les crytomonnaies.

Il y a bien un paradoxe Facebook. De tous les géants du Net, l’empire d’applications sociales constitué par Mark Zuckerberg est celui qui a concentré le plus de critiques. De Google à Amazon, la concurrence est pourtant rude. Mais le mode de fonctionnement du «social network» apparaît incompatible avec le libre arbitre des sociétés démocratiques avancées. En dépit de ce «bad buzz», le modèle économique de Facebook basé sur la captation consentie des données personnelles de ses 2,37 milliards d’utilisateurs mensuels s’avère jusqu’ici d’une résistance à toute épreuve.

En 2018, et malgré une avalanche de scandales qui ne l’ont plus lâché depuis l’affaire Cambridge Analytica, le réseau social a continué à accroître son chiffre d’affaires (48,7 milliards d’euros) et ses bénéfices (19,3 milliards), presque comme si de rien n’était. Une tendance qui ne s’est pas vraiment démentie au premier trimestre 2019, même si son bénéfice a chuté de 50 % en raison, explique-t-il, d’importants investissements dans la modération de ses contenus, des recrutements essentiellement.

«Engagement»

En lançant sa cryptodevise qui sera acceptée d’emblée comme moyen de paiement par un bataillon de poids lourds du numérique – Uber, Lyft, Spotify, Vodafone, etc. -, Facebook confirme qu’il est bel et bien devenu plus puissant que nombre d’Etats. Un écosystème constitué de plusieurs piliers, capable de continuer à attirer toujours plus d’utilisateurs dont les données sont extraites et raffinées pour le compte d’une centaine de millions d’entreprises et annonceurs présents sur ses différentes plateformes.

L’arrivée de Facebook dans les cryptomonnaies crédibilise leur robustesse technologique. Elle a d’ailleurs largement bénéficié à l’appréciation ces derniers mois du bitcoin – il a repris 136 % depuis début 2019 et flirte avec les 10 000 dollars l’unité. Mais si tout se passe comme Zuckerberg l’a prévu, il ne faudra que quelques mois à la future devise Facebook pour toutes les dépasser. Un changement de dimension radicale rapporté aux quelque 50 millions d’adeptes des cryptomonnaies.

Pour Facebook, qui se projette dans le très long terme, ce nouvel outil est évidemment un puissant vecteur susceptible d’accroître l’«engagement» de ses utilisateurs, comme on dit dans son jargon. S’exprimant en avril lors de la conférence de développeurs F8 de Facebook à San José (Californie), Zuckerberg avait indiqué qu’«il devrait pouvoir être aussi facile d’envoyer de l’argent à quelqu’un que d’envoyer une photo». Un usage de plus pour les réseaux sociaux qui prend tout son sens dans le cas des pays émergents, encore peu bancarisés et alimentés par les flux financiers des diasporas travaillant à l’étranger. Alors que deux autres messageries privées, Telegram et Signal, planchent aussi sur leurs propres monnaies, le succès colossal rencontré en Chine par l’application Wechat (un milliard d’utilisateurs) mêlant messagerie, vidéo et transactions mobiles, montre la voie. De quoi favoriser toujours plus d’interactions entre ses utilisateurs, en rapprochant les trois applis maison, WhatsApp, Instagram et Messenger, grâce à cette devise transnationale, la première lancée par une multinationale.

Planche à billets

L’arrivée de la cryptomonnaie devrait là aussi permettre au réseau social de raffiner son modèle en vantant à ses marchands les merveilles d’un paiement «sans friction». Un moyen d’augmenter les tarifs lorsque les pubs débouchent sur un acte de vente et de multiplier les promotions et les récompenses sous forme de gratification financière pour certaines actions. «En deux clics ou presque, il sera possible de créer un compte», résume le consultant en cryptomonnaies Yacine Teraï, selon lequel la liste des usages potentiels de ces nouvelles monnaies apparaît «sans fin».

Mais au-delà de ces déclinaisons naturelles dans les transferts d’argent et le e-commerce, Facebook entend surtout diversifier son modèle en sortant de sa dépendance publicitaire – 98 % de ses recettes, ce qui constitue pour les investisseurs son talon d’Achille.

Avec le libra, Facebook espère prendre une longueur d’avance sur les autres Gafa et damer le pion aux banques en proposant des produits payants à des tarifs très compétitifs et en devenant à son tour un créateur de monnaie. Le jour où la planche à billets ne sera plus seulement l’affaire des Etats mais aussi celle du géant du numérique n’est peut-être plus si loin.

Christophe Alix

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